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L'adoption de l'Acte constitutionnel de 1791 a marqué
l'introduction du chapitre suivant de l'histoire constitutionnelle
canadienne. Presque aussitôt adoptée, toutefois, de
nouveaux problèmes sont survenus.
Cette première section couvrant les années 1791 à
1837 examine les ajustements apportés après l'adoption
de l'Acte constitutionnel et les motifs de discorde à la
fin de cette période.
Sujets abordés dans cette section :
L'Acte constitutionnel de1791
Le Haut-Canada adopte le droit anglais
Bas-Canada : deux systèmes
Nouvelles constitution, nouveaux problèmes
Contrôle des recettes et des dépenses
Chevauchement des pouvoirs
Le Pacte de famille et la Clique du Château

Amérique du Nord britannique, 1791
L'Acte constitutionnel
de 1791
L'Acte constitutionnel a été adopté
pour répondre aux demandes des Loyalistes
et pour donner aux habitants du Québec les mêmes droits
qu'aux sujets britanniques en Amérique du Nord. Ces droits
étaient reflétés dans ses clauses qui entre
autres :
- Reprennent les parties de l'Acte de Québec de 1774
traitant de la composition et des pouvoirs du gouvernement.
- Prévoient un Conseil
législatif nommé et une Assemblée
législative élue.
- Confèrent un pouvoir d'imposition à l'Assemblée.
- Donnent au gouverneur le pouvoir de s'opposer à la sanction
des projets de lois adoptés par le Conseil législatif
et par l'Assemblée législative.
- Déclarent que la foi catholique continue d'être
respectée mais prévoient que des terres doivent
réservées au clergé protestant dans chaque
province (réserves
du clergé).
- Divisent la province de Québec en deux nouvelles provinces
: le Haut-Canada et le Bas-Canada.

Droit d'auteur/Source
Le Haut-Canada adopte le droit
anglais
Dès que la province a été divisée, on
a pris des mesures pour mettre fin au code
civil français au Haut-Canada. Une série de lois
ont été adoptées au cours des années
suivantes.
Bas-Canada : Deux systèmes
Au Bas-Canada, on a élaboré des systèmes doubles.
Le droit criminel
britannique a pris sa place à côté du droit
civil français, la terre était donnée en tenure
franche à l'extérieur des seigneuries,
une Assemblée élue a été établie
tout en maintenant le pouvoir de l'Église catholique et de
l'élite seigneuriale.
Nouvelle Constitution, nouveaux
problèmes
La nouvelle constitution amenait ses propres problèmes :
1. Contrôle sur les recettes et les
dépenses.
2. Chevauchement des sphères de compétence
entre le Parlement provincial et le Parlement britannique.
3. Un fonctionnaire non responsable devant
l'Assemblée élue.
Contrôle sur les recettes
et les dépenses
Très tôt pendant cette période, les Assemblées
législatives des deux provinces ont commencé à
créer de l'agitation pour obtenir le contrôle de toutes
les finances. Même si elles pouvaient contrôler l'imposition,
les gouverneurs avaient accès à certaines recettes
de la Couronne et au budget militaire, qui était bien garni
par la Grande-Bretagne. Cela permettait aux gouverneurs de dépenser
sans devoir consulter les Assemblées.
Chevauchement des compétences
Aucune ligne n'avait été tirée entre les sphères
de compétence du Parlement britannique et des Assemblées.
Cela a occasionné des conflits qui ont engendré des
relations hostiles entre l'Assemblée et les fonctionnaires
coloniaux et les gouverneurs, qui appuyaient généralement
les autorités britanniques.

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L'exécutif (c.-à-d.
le gouverneur et le Conseil législatif)
était
" irresponsable ". C'est-à-dire
qu'il était financièrement et constitutionnellement
indépendant de l'Assemblée et qu'il
avait le pouvoir de dissoudre l'Assemblée.
La situation était la même en Grande-Bretagne,
toutefois en Grande-Bretagne le roi agissait sur
les conseils de ministres qui étaient responsables
envers le Parlement. Cela a donné lieu
à des abus par les gouverneurs d'une part,
et à des attitudes et des actes plus extrêmes
par les Assemblées frustrées d'autre
part.
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Le Pacte de famille et la Clique du
château
La situation a été aggravée par le fait que
l'exécutif était contrôlé par un petit
groupe d'amis et de connaissances des gouverneurs, reliés
par la famille, le
favoritisme et des idéologies conservatrices semblables.
Les hommes qui occupaient ces postes d'autorité agissaient
souvent dans leur propre intérêt plutôt que dans
l'intérêt des gens de la province.
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Dans le Bas-Canada, la Clique
du château a bloqué les efforts de réforme
et a continué de travailler en vue de l'assimilation
de la population francophone.
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Dans le Haut-Canada, l'arrogance du Pacte
de famille a offensé beaucoup de gens et plus d'une
personne l'a blâmé pour divers scandales financiers.
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