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Droit d'auteur/Source
| 1867 - 1870 : L'Acte
de l'Amérique du Nord britannique (1867) et la vente des terres visées
par le traité de Selkirk (1869) | Après
la Confédération, les traités avec les autochtones
n'étaient plus négociés par des représentants du British
Colonial Office, mais par des représentants du gouvernement canadien.
Cette nouvelle ère apporta avec elle d'anciens - et quelques nouveaux -
problèmes. En 1869, les Métis
et les nations autochtones alliées ont contesté le transfert au
gouvernement fédéral des terres visées par le traité
de Selkirk. Sujets abordés dans cette section : L'Acte
de l'Amérique du Nord britannique, 1867 La
vente des terres visées par le traité de Selkirk, 1869 L'Acte
de l'Amérique du Nord britannique, 1867 
Canada, 1867
Selon l'article
91 de l'Acte de l'Amérique
du Nord britannique, 1867, le gouvernement fédéral nouvellement
créé avait la responsabilité constitutionnelle et l'autorité
sur les autochtones et toutes les terres mises de côté pour eux.
La responsabilité de la négociation des traités fut, en fin
de compte, donnée au premier ministre même si le Cabinet,
le Conseil privé,
le secrétaire d'État pour les provinces et le ministre de l'Intérieur
allaient aussi avoir des rôles importants à jouer dans toutes les
futures négociations. Le gouvernement canadien a tenté d'évincer
des groupes importants d'autochtones de leurs terres et de les relocaliser sur
des réserves plus
petites de manière à les émanciper,
et éventuellement les assimiler
dans la société des Blancs. Cette décision fut prise dans
l'optique que c'était une façon rapide et peu coûteuse de
libérer les terres de l'Ouest en vue de l'arrivée anticipée
des colons européens. Il y a des preuves que le gouvernement a essayé
d'agir envers tous les peuples autochtones avec justice et bonne foi durant les
négociations. Mais, certains autochtones et beaucoup de Métis en
sont venus à se méfier des motifs du gouvernement après qu'il
a acquis, de la Compagnie de la
Baie d'Hudson, les terres sur lesquelles ils vivaient, et cela sans les consulter.

| Le gouvernement américain
a dépensé environ 20,000,000 $ pour évincer de force les
colons autochtones vivant sur les plaines des États-Unis durant le conflit
sanglant des années 1870. En comparaison, le gouvernement canadien a dépensé
à peine plus de 730,000 $ entre 1875 et 1905 pour couvrir les coûts
reliés à ses traités avec les autochtones. Par ailleurs,
il y a eu comparativement très peu d'effusion de sang au Canada durant
cette période. | | |
La vente des terres visées par
le traité de Selkirk, 1869 
Droit d'auteur/Source
En 1869, la Compagnie de la Baie d'Hudson
a vendu au gouvernement fédéral du Canada des terres citées
dans le traité de Selkirk
de 1817. Ce geste fâcha les nations autochtones qui avaient signé
le traité - dont les Métis qui n'avaient jamais obtenu de garanti
quant à leurs droits sur ces terres malgré le fait qu'ils étaient
à demi-autochtones. Ce fut là l'une des principales causes de la
rébellion de la Rivière-Rouge.
Ceci généra une profonde méfiance chez plusieurs autochtones
des Prairies. Beaucoup ont commencé à craindre que tout traité
qu'ils signeraient à l'avenir serait vide de sens. Quelques autochtones
furent tellement irrités qu'ils ont commencé à empêcher
les colons et les arpenteurs à l'emploi des chemins de fer de traverser
leurs territoires. C'est dans ce climat que le gouvernement fédéral
en viendrait à négocier les traités
numérotés.
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