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C'était
une période agitée et lourde de conséquences pour les peuples
autochtones. Premièrement,
la guerre de 1812 a créé
des dissidences au sein des Premières
nations dans le Haut-Canada et aux États-Unis. Ensuite, les autochtones
ont abandonné leurs droits
territoriaux dans le Nord-Ouest - et cela sans consulter les Métis
qui vivaient aussi sur ce territoire. Plus tard, durant les années
1830, le Haut-Canada s'est
mis à reconsidérer la nécessité de donner des cadeaux
aux autochtones tels que ceux promis dans le traité
de Niagara. Sir Francis
Bond Head, le lieutenant-gouverneur de la province, a tenté d'évincer
les autochtones de leurs terres et de les relocaliser sur une nouvelle réserve
située sur l'île Manitoulin, sur le lac Huron.
Sujets
abordés dans cette section :La guerre de 1812
Le traité de Selkirk, 1817 L'abrogation
du traité de Niagara, 1836 Les traités
de Bond Head, 1836 Les traités de la province du
Canada, 1850 - 1862 Les traités Douglas, 1850
- 1854 Autres documents intéressants ou importants
La guerre de 1812 Beaucoup
d'autochtones se sont rangés du côté des Britanniques durant
la guerre de 1812, en partie
parce qu'ils jugeaient que le traité
de Niagara les y obligeait, mais aussi parce qu'ils croyaient que les Britanniques
leur permettraient de garder suffisamment de terres pour conserver leur mode de
vie. Dans le passé, et en particulier avant le traité
de Jay, les Britanniques avaient donné l'impression de vouloir créer
un État tampon entre les colons et les autochtones. Certains autochtones
doutaient de l'intérêt de se ranger du côté des Britanniques.
Mais, les Américains s'enfonçaient davantage dans le territoire
indien et semblaient décidés
à éliminer les autochtones par tous les moyens possibles. Les
nations autochtones ont joué un rôle vital dans les victoires britanniques
au cours de la guerre, dont la prise de Détroit qui fut, malgré
tout, une victoire coûteuse. En 1813, un chef populaire, Tecumseh,
fut tué dans la bataille de Thames. Cette perte ébrécha sérieusement
l'unité et la confiance des autochtones, entraînant une perte substantielle
de leur poids politique dans le Haut-Canada et aux États-Unis. Après
la guerre de 1812, les Américains ont réussi à chasser la
plupart des autochtones vivant à l'est de la rivière Mississippi
et à les établir de force sur un territoire indien aujourd'hui connu
sous le nom d'Oklahoma. Beaucoup d'autochtones ont préféré
émigrer vers le nord, dans le Haut-Canada, sur des terres autour des Grands
Lacs.

Droit d'auteur/Source
Le traité
de Selkirk, 1817 En 1811, un aristocrate britannique, Thomas
Selkirk, voulait fonder une nouvelle colonie dans une région appartenant
à la Compagnie de la Baie
d'Hudson. Selkirk a acheté de cette compagnie de traite de fourrures,
des terres situées pour la plupart dans le sud de ce qui est aujourd'hui
le Manitoba. Ceci a mené, en 1812, à la création de la colonie
de la Rivière-Rouge. Cette colonie n'a duré que trois ans.
Les Métis, qui considéraient
l'endroit comme leur lieu d'habitat et n'ayant pas été consultés,
se mirent en colère, une situation partiellement responsable des nombreux
conflits à survenir dans la région. En juin 1816, les Métis
ont tué le gouverneur en chef de la Terre du Rupert avec 20 de ses hommes
dans la bataille des Sept Chênes. Deux mois plus tard, Selkirk et une force
mercenaire ont attaqué et capturé le fort William appartenant aux
Métis. En 1817, Selkirk a décidé de signer un traité
avec, entre autres, la nation des Cris
et celle des Chippewas,
afin d'éteindre leurs droits sur une parcelle de terre située sur
son domaine qui s'étirait le long de la Rivière-Rouge. Il a distribué
ces terres aux nouveaux colons. Lorsqu'il est mort en 1820, ses exécuteurs
testamentaires ont cherché à contrôler les coûts qui
montaient en flèche en mettant fin à toute nouvelle colonisation
européenne de ces terres. Seuls ceux qui s'y étaient établis
à la fin des années 1810 et quelques marchands de fourrures métis
à la retraite pouvaient continuer d'y demeurer. En 1836, le territoire
touché par ce traité est revenu à la Compagnie de la Baie
d'Hudson. Ces terres ont changé de mains encore une fois en 1869 et sont
devenues la propriété du nouveau Dominion du Canada. Plusieurs Métis
et autochtones étaient en colère, car ils estimaient que les nouveaux
colons européens qui s'établissaient dans la région violaient
leurs droits territoriaux et perturbaient leur mode de vie. C'était là
une des principales causes de la rébellion
de la Rivière-Rouge en 1870.
L'abrogation du traité
de Niagara, 1836
Avant les années 1830, le gouvernement
britannique commença à reconsidérer ses promesses de donner
des cadeaux aux nations autochtones qui avaient signé le traité
de Niagara. À ce moment, le nombre de colons européens en Amérique
du Nord dépassait de beaucoup celui des peuples autochtones, et les colonies
américaines et britanniques en Amérique du Nord profitaient d'une
existence relativement stable et paisible. Souhaitant épargner l'argent
nécessaire pour aider les colons européens qui venaient s'établir
en Amérique du Nord, le gouvernement décida de réduire ces
cadeaux. En 1836, sir
Francis Bond Head, le lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, a fait une déclaration
lors de la cérémonie annuelle de l'échange de cadeaux sur
l'île Manitoulin (là où les ceintures de wampum originales
du traité de Niagara étaient alors conservées). Il a annoncé
que le nombre de cadeaux offerts serait réduit. Les premiers à être
éliminés seraient les cadeaux offerts aux Métis, suivis de
ceux aux autochtones « non-Britanniques » qui avaient vécu
aux États-Unis pour deux ans et plus. Éventuellement, seulement
les autochtones les plus « méritants » recevraient ces cadeaux.
Les
traités de Bond Head, 1836 Avant 1836, sir Francis Bond
Head croyait que toute tentative de transformer les peuples autochtones vivant
dans sa province en des pionniers agriculteurs indépendants était
vouée à l'échec. Il estimait que les autochtones étaient,
par tradition, des gens qui vivaient de la chasse et de la cueillette, non habitués
à travailler et à vivre dans une société agricole.
Il pensait aussi que l'accroissement des colons européens avait créé
des problèmes pour les peuples autochtones - dont l'un des plus importants
était celui de l'alcool. Bond Head voulait séparer les autochtones
de sa province de la population blanche, et les relocaliser sur l'île de
Manitoulin et autres îles plus petites dans les parages sur le lac Huron,
pour qu'ils puissent poursuivre leurs activités régulières
de chasse et de pêche. Finalement, Bond Head n'a pas réussi
à convaincre la plupart des autochtones de déménager sur
les terres beaucoup moins fertiles de l'île Manitoulin. Ce qu'ils voulaient
vraiment, c'était plutôt la protection de la Couronne
contre l'établissement des colons blancs sur leurs terres ancestrales. Pendant
que le Bureau colonial approuvait plus ou moins la politique de Bond Head - il
n'a jamais révoqué les traités de Bond Head - sa politique
dut néanmoins faire face à des critiques sérieuses en Grande-Bretagne,
surtout de la part de l'Aborigines'
Protection Society - un groupe protestant ayant des liens avec le mouvement
antiesclavagiste.
Les traités de la province
du Canada, 1850 - 1862

Régions des traités de la province du Canada
La découverte
de minéraux sur les rives des lacs Huron et Supérieur a conduit
le gouvernement de la province du Canada à prendre des mesures pour éteindre
les titres autochtones sur ces terres en 1850. Deux traités, connus sous
le nom de traités Robinson, furent signés en 1850 entre la Couronne
et les autochtones. Ces derniers ont cédé des terrains miniers -
incluant la « terre » située directement sous la surface du
sol - en échange d'argent et de la création de réserves.
Les autochtones reçurent également le droit de chasser et de pêcher
sur les terres cédées.
En 1862, le traité de l'île Manitoulin fut négocié,
permettant la colonisation européenne sur cette île du lac Huron.
Les traités Douglas,
1850 - 1854

Traités de Douglas (Traités de l'Île de Vancouver)
La
négociation des traités dans les années 1850 ne fut pas limitée
à la province du Canada. Quand la colonie de l'île de Vancouver fut
établie en 1849, les administrateurs britanniques ont cherché à
acquérir des terres autochtones pour les besoins de la colonisation et
de l'industrialisation dans la colonie. Au début, la colonie dépendait
du commerce des fourrures. Après la ruée vers l'or de 1848 en Californie,
les prospecteurs sont remontés de plus en plus vers le nord en quête
d'or. Durant une période de quatre ans, 14 traités furent
signés entre les autochtones de l'île et le gouvernement colonial.
Le gouverneur James Douglas,
chef de la traite des fourrures pour la Compagnie
de la Baie d'Hudson dans cette région, a mené l'affaire. Ces
ententes sont connues sous diverses appellations : les traités Douglas,
les traités de l'île de Vancouver ou les traités du fort Victoria.
Douglas n'a jamais employé le mot traité
dans aucune de ses négociations - il utilisait des mots comme « vente
» ou « acte de cession » - mais, plus tard, la cour
Suprême du Canada rendrait un jugement selon lequel il s'agissait bien
de traités, car il négociait au nom de la monarchie anglaise. Les
autochtones ont cédé près de 570 kilomètres carrés
de territoire en échange d'argent, de vêtements et de couvertures.
Ils ont pu conserver l'utilisation des terres et des champs de leurs villages,
ainsi que le droit de chasser et de pêcher sur les terres cédées. La
négociation de traités sur l'île de Vancouver s'est terminée
en 1854, lorsque la colonie commença à manquer d'argent pour poursuivre
son expansion. La nouvelle colonisation et l'industrialisation sur l'île
ont aussi progressé beaucoup plus lentement que prévues.
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Douglas, visitez : |
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autochtones, visitez : | Autres
documents intéressants ou importants |