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Autochtones : Traités et relations
1492 - 1779
1763 - 1791
1764 - 1836
1811 - 1867
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Pionniers et Immigrants
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Lithographie: La mort de Tecumseh / National Archive of Canada / C-040894
Droit d'auteur/Source

1811 - 1867 : Les traités conclus avant la Confédération II

C'était une période agitée et lourde de conséquences pour les peuples autochtones. Premièrement, la guerre de 1812 a créé des dissidences au sein des Premières nations dans le Haut-Canada et aux États-Unis. Ensuite, les autochtones ont abandonné leurs droits territoriaux dans le Nord-Ouest - et cela sans consulter les Métis qui vivaient aussi sur ce territoire.

Plus tard, durant les années 1830, le Haut-Canada s'est mis à reconsidérer la nécessité de donner des cadeaux aux autochtones tels que ceux promis dans le traité de Niagara. Sir Francis Bond Head, le lieutenant-gouverneur de la province, a tenté d'évincer les autochtones de leurs terres et de les relocaliser sur une nouvelle réserve située sur l'île Manitoulin, sur le lac Huron.

Sujets abordés dans cette section :

La guerre de 1812
Le traité de Selkirk, 1817
L'abrogation du traité de Niagara, 1836
Les traités de Bond Head, 1836
Les traités de la province du Canada, 1850 - 1862
Les traités Douglas, 1850 - 1854
Autres documents intéressants ou importants

La guerre de 1812

Beaucoup d'autochtones se sont rangés du côté des Britanniques durant la guerre de 1812, en partie parce qu'ils jugeaient que le traité de Niagara les y obligeait, mais aussi parce qu'ils croyaient que les Britanniques leur permettraient de garder suffisamment de terres pour conserver leur mode de vie. Dans le passé, et en particulier avant le traité de Jay, les Britanniques avaient donné l'impression de vouloir créer un État tampon entre les colons et les autochtones.

Certains autochtones doutaient de l'intérêt de se ranger du côté des Britanniques. Mais, les Américains s'enfonçaient davantage dans le territoire indien et semblaient décidés à éliminer les autochtones par tous les moyens possibles.

Les nations autochtones ont joué un rôle vital dans les victoires britanniques au cours de la guerre, dont la prise de Détroit qui fut, malgré tout, une victoire coûteuse. En 1813, un chef populaire, Tecumseh, fut tué dans la bataille de Thames. Cette perte ébrécha sérieusement l'unité et la confiance des autochtones, entraînant une perte substantielle de leur poids politique dans le Haut-Canada et aux États-Unis.

Après la guerre de 1812, les Américains ont réussi à chasser la plupart des autochtones vivant à l'est de la rivière Mississippi et à les établir de force sur un territoire indien aujourd'hui connu sous le nom d'Oklahoma. Beaucoup d'autochtones ont préféré émigrer vers le nord, dans le Haut-Canada, sur des terres autour des Grands Lacs.

Peinture : La colonie de Selkirk, Manitoba / National Archive of Canada / C-008714
Droit d'auteur/Source

Le traité de Selkirk, 1817

En 1811, un aristocrate britannique, Thomas Selkirk, voulait fonder une nouvelle colonie dans une région appartenant à la Compagnie de la Baie d'Hudson. Selkirk a acheté de cette compagnie de traite de fourrures, des terres situées pour la plupart dans le sud de ce qui est aujourd'hui le Manitoba. Ceci a mené, en 1812, à la création de la colonie de la Rivière-Rouge.

Cette colonie n'a duré que trois ans. Les Métis, qui considéraient l'endroit comme leur lieu d'habitat et n'ayant pas été consultés, se mirent en colère, une situation partiellement responsable des nombreux conflits à survenir dans la région. En juin 1816, les Métis ont tué le gouverneur en chef de la Terre du Rupert avec 20 de ses hommes dans la bataille des Sept Chênes. Deux mois plus tard, Selkirk et une force mercenaire ont attaqué et capturé le fort William appartenant aux Métis.

En 1817, Selkirk a décidé de signer un traité avec, entre autres, la nation des Cris et celle des Chippewas, afin d'éteindre leurs droits sur une parcelle de terre située sur son domaine qui s'étirait le long de la Rivière-Rouge. Il a distribué ces terres aux nouveaux colons. Lorsqu'il est mort en 1820, ses exécuteurs testamentaires ont cherché à contrôler les coûts qui montaient en flèche en mettant fin à toute nouvelle colonisation européenne de ces terres. Seuls ceux qui s'y étaient établis à la fin des années 1810 et quelques marchands de fourrures métis à la retraite pouvaient continuer d'y demeurer.

En 1836, le territoire touché par ce traité est revenu à la Compagnie de la Baie d'Hudson. Ces terres ont changé de mains encore une fois en 1869 et sont devenues la propriété du nouveau Dominion du Canada. Plusieurs Métis et autochtones étaient en colère, car ils estimaient que les nouveaux colons européens qui s'établissaient dans la région violaient leurs droits territoriaux et perturbaient leur mode de vie. C'était là une des principales causes de la rébellion de la Rivière-Rouge en 1870.

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The Selkirk Treaty, 1817

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Indenture of Sale from the Hudson's Bay Company to the Earl of Selkirk, 1811

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Image of Aboriginal Signatures on the Selkirk Treaty, 1817

 
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L'abrogation du traité de Niagara, 1836

Avant les années 1830, le gouvernement britannique commença à reconsidérer ses promesses de donner des cadeaux aux nations autochtones qui avaient signé le traité de Niagara. À ce moment, le nombre de colons européens en Amérique du Nord dépassait de beaucoup celui des peuples autochtones, et les colonies américaines et britanniques en Amérique du Nord profitaient d'une existence relativement stable et paisible. Souhaitant épargner l'argent nécessaire pour aider les colons européens qui venaient s'établir en Amérique du Nord, le gouvernement décida de réduire ces cadeaux.

En 1836, sir Francis Bond Head, le lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, a fait une déclaration lors de la cérémonie annuelle de l'échange de cadeaux sur l'île Manitoulin (là où les ceintures de wampum originales du traité de Niagara étaient alors conservées). Il a annoncé que le nombre de cadeaux offerts serait réduit. Les premiers à être éliminés seraient les cadeaux offerts aux Métis, suivis de ceux aux autochtones « non-Britanniques » qui avaient vécu aux États-Unis pour deux ans et plus. Éventuellement, seulement les autochtones les plus « méritants » recevraient ces cadeaux.

Les traités de Bond Head, 1836

Avant 1836, sir Francis Bond Head croyait que toute tentative de transformer les peuples autochtones vivant dans sa province en des pionniers agriculteurs indépendants était vouée à l'échec. Il estimait que les autochtones étaient, par tradition, des gens qui vivaient de la chasse et de la cueillette, non habitués à travailler et à vivre dans une société agricole. Il pensait aussi que l'accroissement des colons européens avait créé des problèmes pour les peuples autochtones - dont l'un des plus importants était celui de l'alcool.

Bond Head voulait séparer les autochtones de sa province de la population blanche, et les relocaliser sur l'île de Manitoulin et autres îles plus petites dans les parages sur le lac Huron, pour qu'ils puissent poursuivre leurs activités régulières de chasse et de pêche.

Finalement, Bond Head n'a pas réussi à convaincre la plupart des autochtones de déménager sur les terres beaucoup moins fertiles de l'île Manitoulin. Ce qu'ils voulaient vraiment, c'était plutôt la protection de la Couronne contre l'établissement des colons blancs sur leurs terres ancestrales.

Pendant que le Bureau colonial approuvait plus ou moins la politique de Bond Head - il n'a jamais révoqué les traités de Bond Head - sa politique dut néanmoins faire face à des critiques sérieuses en Grande-Bretagne, surtout de la part de l'Aborigines' Protection Society - un groupe protestant ayant des liens avec le mouvement antiesclavagiste.

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Bond Head Treaties, Aug. 9, 1836
(Numéros 45 et 45 ½)

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Letter from Sir Francis Bond Head to Lord Glenelg, Toronto, 20 August 1836

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Correspondence between Lord Glenelg and Bond Head, London, 5 October 1836; Toronto, 20 November 1836

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Lord Glenelg to Bond Head, London, 20 January 1837

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Memorial from the Aborignes' Protection Society to Lord Glenelg, 1837

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Les traités de la province du Canada, 1850 - 1862

Régions des traités de la province du Canada
Régions des traités de la province du Canada

La découverte de minéraux sur les rives des lacs Huron et Supérieur a conduit le gouvernement de la province du Canada à prendre des mesures pour éteindre les titres autochtones sur ces terres en 1850. Deux traités, connus sous le nom de traités Robinson, furent signés en 1850 entre la Couronne et les autochtones. Ces derniers ont cédé des terrains miniers - incluant la « terre » située directement sous la surface du sol - en échange d'argent et de la création de réserves. Les autochtones reçurent également le droit de chasser et de pêcher sur les terres cédées.

En 1862, le traité de l'île Manitoulin fut négocié, permettant la colonisation européenne sur cette île du lac Huron.

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Le traité de Robinson - Supérieur, 1850
(Courtoisie du ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada)

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Le traité de Robinson - Huron, 1850
(Courtoisie du ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada)

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The Manitoulin Island Treaty, 1862

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Report of Robinson to the Honourable Colonel Bruce, Superintendent of Indian Affairs - Toronto, 24th September, 1850

 
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William McDougall's Report, Manitoulin Island, Nov. 3, 1862

 
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Les traités Douglas, 1850 - 1854

Traités de Douglas (Traités de l'Île de Vancouver)
Traités de Douglas (Traités de l'Île de Vancouver)

La négociation des traités dans les années 1850 ne fut pas limitée à la province du Canada. Quand la colonie de l'île de Vancouver fut établie en 1849, les administrateurs britanniques ont cherché à acquérir des terres autochtones pour les besoins de la colonisation et de l'industrialisation dans la colonie. Au début, la colonie dépendait du commerce des fourrures. Après la ruée vers l'or de 1848 en Californie, les prospecteurs sont remontés de plus en plus vers le nord en quête d'or.

Durant une période de quatre ans, 14 traités furent signés entre les autochtones de l'île et le gouvernement colonial. Le gouverneur James Douglas, chef de la traite des fourrures pour la Compagnie de la Baie d'Hudson dans cette région, a mené l'affaire. Ces ententes sont connues sous diverses appellations : les traités Douglas, les traités de l'île de Vancouver ou les traités du fort Victoria. Douglas n'a jamais employé le mot traité dans aucune de ses négociations - il utilisait des mots comme « vente » ou « acte de cession » - mais, plus tard, la cour Suprême du Canada rendrait un jugement selon lequel il s'agissait bien de traités, car il négociait au nom de la monarchie anglaise.

Les autochtones ont cédé près de 570 kilomètres carrés de territoire en échange d'argent, de vêtements et de couvertures. Ils ont pu conserver l'utilisation des terres et des champs de leurs villages, ainsi que le droit de chasser et de pêcher sur les terres cédées.

La négociation de traités sur l'île de Vancouver s'est terminée en 1854, lorsque la colonie commença à manquer d'argent pour poursuivre son expansion. La nouvelle colonisation et l'industrialisation sur l'île ont aussi progressé beaucoup plus lentement que prévues.

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Douglas Treaty Documents

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Pour plus d'information sur les traités Douglas, visitez :


Pour plus d'information sur les traités autochtones, visitez :

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