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Autochtones : Traités et relations
1492 - 1779
1763 - 1791
1764 - 1836
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Photographe :  Chefs iroquois de la réserve des Six-Nations lisant des ceintures de wampum / Archives nationales du Canada / C-085137
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1764 - 1836 : Les traités conclus avant la Confédération I

Durant le demi-siècle qui a suivi immédiatement la Proclamation royale, les gouvernements des colonies de l'Amérique du Nord ont entamé la signature d'un certain nombre de traités de paix et territoriaux avec les peuples autochtones, afin de conserver leurs alliances tout en acquérant des terres pour la colonisation et le développement des ressources.

Toutefois, durant cette période, l'équilibre des pouvoirs a commencé à pencher en faveur des Britanniques qui consolidaient leur contrôle. Le pragmatisme qui a incité la Couronne britannique à protéger les intérêts des autochtones dans la Proclamation royale a cédé la place au paternalisme britannique, à une politique d'assimilation et à l'attitude que les autochtones étaient des sujets britanniques - et non pas une nation indépendante et égale.

Sujets abordés dans cette section :

Le traité de Niagara, 1764
Le traité de Fort Stanwix, 1768
Le traité de Paris, 1783
Les traités du Haut-Canada, 1764-1836
Le traité de Jay, 1794
Autres documents intéressants ou importants

Le traité de Niagara, 1764

Le traité de Niagara a créé une nouvelle chaîne d'alliance entre la Grande-Bretagne et les nations autochtones situées à l'ouest des Grands Lacs, dont la Confédération iroquoise et les nations algonquine et huronne. La Grande-Bretagne avait été en guerre avec quelques-unes de ces nations depuis 1760.

Sir William Johnson / Archives nationales du Canada / C-083497
Droit d'auteur/Source

Les Britanniques étaient représentés par sir William Johnson, qui a réaffirmé les relations historiques entre les deux groupes et a offert des solutions aux problèmes qui les divisaient. Ce traité résulte de la Proclamation royale de 1763 qui proposait des ententes justes et délibérées entre les Britanniques et les autochtones au sujet des terres.

Le Congrès de Niagara s'est tenu en juillet 1764 et incluait des membres de 24 nations autochtones, ainsi que des officiers de la Couronne. Plus de 2 000 personnes étaient présentes.

Les promesses faites par Johnson durant ce congrès furent préservées sur des ceintures de wampum qui furent tissées avec des centaines de billes de coquillages colorés. Ces ceintures ont composé la Ceinture des vingt-quatre nations (Twenty Four Nations Belt) qui a décrit l'événement.

La Ceinture des présents annuels (Annual Presents Belt) montre vingt-quatre figures (représentant les nations autochtones) se tenant par la main entre un bateau (la Grande-Bretagne) et un rocher (l'Amérique du Nord). Pour les autochtones, la promesse qui leur avait été faite était que le roi donnerait toujours des cadeaux, à chaque année, aux 24 nations représentées sur la ceinture. Si jamais les Britanniques oubliaient cette promesse, les autochtones formeraient une alliance pour soutirer le « bateau » de la Grande-Bretagne.

Johnson a promis ces cadeaux pour « aussi longtemps que le soleil brillera et que l'herbe poussera, et que les Britanniques porteront des tuniques rouges ». Ces promesses allaient toutefois être graduellement discontinués dans le Haut-Canada à compter de 1836.

Ces promesses furent récitées pendant près d'un siècle au cours des cérémonies annuelles d'échanges de cadeaux. Les autochtones considéraient l'importance des biens matériels qui leur étaient offerts - couvertures, pipes, fourrures, et divers outils de qualité bien supérieure à ceux obtenus des marchands de fourrures. Mais ils plaçaient autant d'importance sur le caractère symbolique du partage et du respect qui unissaient les Britanniques et les nations autochtones au cours de ces cérémonies.

Durant la guerre de 1812, les autochtones ayant pris part au traité ont combattu du côté des Britanniques, car ils se croyaient liés par ce traité à la cause des Britanniques.

Le traité de Fort Stanwix, 1768

Aquarelle : Rencontre entre Pontiac et le gouverneur Haldimand / Archives nationales du Canada / C-073700
Droit d'auteur/Source

Même si ce traité ne concerne pas les territoires situés dans ce qui est aujourd'hui le Canada, il est important car il s'agit du premier traité majeur touchant des transferts de territoires signé après la Proclamation royale. Il a été conclu entre des marchands de fourrures de la Pennsylvanie, une des treize colonies, qui avaient poursuivi le gouvernement britannique. Les marchands voulaient obtenir une compensation pour les dommages encourus durant les révoltes autochtones contre les colons européens autour des Grands Lacs au milieu des années 1760.

En 1768, le Département britannique des affaires indiennes a décidé de compenser ces compagnies en leur donnant des terres. Le traité qui fut signé à Fort Stanwix, New York, a repoussé la frontière séparant le territoire indien des colonies vers l'ouest, jusqu'aux rives de la rivière Ohio. Environ 3 400 Iroquois étaient présents pour la signature.

Les alliés des Britanniques, tels que les Iroquois, ont reçu des terres dans l'ouest de la colonie de New York. D'autres tribus, comme les Shawnis, ont perdu des terres. Ceci a causé de l'amertume entre ces nations pour de nombreuses années.

Certains autochtones croyaient aussi que ce traité était une promesse des Britanniques à l'effet que jamais d'autres terres situées à l'ouest de la rivière Ohio ne seraient cédées aux colons, et que la rivière serait pour toujours une frontière internationale entre les colonies européennes et les nations autochtones.

Mais en fait, ce traité donne l'impression d'encourager la poussée de la colonisation anglo-américaine vers l'ouest. En 1784, les Iroquois allaient être forcés de signer un deuxième traité à Fort Stanwix et de céder d'autres terres.

Le traité de Paris, 1783

Le traité de Paris, 1783, a créé une nouvelle frontière internationale entre les nouveaux États-Unis et la colonie britannique de Québec, à l'intérieur de la région des Grands Lacs. Mais ce traité a ignoré les promesses faites par les Britanniques à leurs alliés des deux côtés de la nouvelle frontière - en particulier, la Confédération iroquoise - lors des ententes de la chaîne d'alliance et du traité signé à Fort Stanwix en 1768. Les autochtones n'ont jamais été invités à participer à la signature du traité, malgré le fait que plusieurs Mohawks ont combattu du côté des Britanniques durant la Révolution américaine. Ces autochtones avaient jugé que les Britanniques seraient moins à même que les Américains d'empiéter sur leurs terres et d'interférer dans leur mode de vie.

Mais à Londres, le gouvernement britannique s'intéressait peu au droit des autochtones de participer à ces négociations, car il espérait maintenant poursuivre ses propres visées impérialistes dans ce qui lui restait de sa colonie nord-américaine et de ses alliés autochtones.

La nouvelle de cette trahison choqua les loyalistes de la Confédération iroquoise. Pour apaiser cette faction, le gouverneur du Québec, Frederick Haldimand, a décidé d'offrir en 1784 deux parcelles de terre près du lac Ontario aux Iroquois qui étaient demeurés fidèles à la Couronne. Une entente fut conclue avec les Indiens Mississaugas à qui appartenait cette terre, entente qui allait éventuellement aboutir, près d'une décennie plus tard, à la création de la réserve des Six-Nations, située près de l'emplacement actuel de Brantford, en Ontario.

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The Treaty of Paris, 1883
(Établissement des frontières à la fin de la Révolution américaine.)

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Haldimand Land Grants to Loyalist Iroquois, Oct. 25, 1884
(Donne aux Indiens loyalistes des Six-Nations le droit de s'établir sur des terres sur les rives de la Grande-Rivière, dans le sud-est de l'Ontario.)

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Creation of Grand River Six Nations Reserve, Jan. 14, 1793

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Les traités du Haut-Canada, 1764 - 1836

Régions des traités du Haut-Canada
Régions des traités du Haut-Canada

Au cours des années qui ont immédiatement suivi la Proclamation royale, de nombreux traités furent signés avec les autochtones pour les amener à céder de petites parcelles de terres dans la province de Québec (qui deviendra le Bas-Canada) en échange de petites sommes d'argent, des cadeaux et des terres plus petites sur des réserves créées spécifiquement pour les autochtones. Des sommes d'argent étaient généralement payées annuellement aux autochtones pour un certain temps après la conclusion de ces ententes. Plusieurs de ces traités étaient signés pour que les Britanniques puissent utiliser des terres pour la colonisation, la construction de routes, d'églises qui aideraient à « christianiser » les autochtones, et autres choses.

Un abus en particulier, les traités en blanc - où les chefs autochtones signaient la cession des droits territoriaux de leurs tribus sur un document laissé en blanc - était d'usage courant.

Plusieurs de ces traités étaient rédigés hâtivement et négligemment, surtout durant les années 1780 et au début des années 1790, lorsque les Britanniques devaient affronter un afflux de colons loyalistes émigrant des nouveaux États américains vers les rives au nord des lacs Érié et Ontario. John Graves Simcoe, le premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, fut responsable de l'acquisition et de la distribution de ces terres.

Les représentants britanniques faisaient souvent des promesses verbales hâtives aux autochtones sans jamais se donner la peine de les écrire, simplement pour faire avancer les choses et obtenir plus rapidement des terres pour l'agriculture et la colonisation. Parce que les autochtones accordaient plus de valeur à leur tradition orale qu'aux documents officiels écrits, ils devaient se plaindre plus tard que les Britanniques n'avaient pas respecté leurs promesses.

Bien que des efforts furent faits, à compter de 1794, pour assurer plus d'équité envers les autochtones de cette région lors des procédures entourant les traités, des revendications territoriales sont demeurées en suspens, surtout en ce qui a trait aux traités laissés en blanc.

Le saviez-vous ?

Le traité connu sous le nom de Gunshot accordait aux Britanniques des droits territoriaux qui s'étendaient le long du lac Ontario, depuis l'ouest de la ville actuelle de Toronto jusqu'à l'est de la baie de Quinte. Les autochtones ont cédé leurs droits territoriaux dans la région située au nord des Grands Lacs sur une distance correspondant à la portée du son d'un coup de fusil - près de 20 kilomètres - en échange de cadeaux annuels.


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The Indenture made at Carrying Place, Ont.
(Aussi connu sous le nom de Traité Gunshot, 1787 et 1805.)

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John Graves Simcoe purchases land from Mississauga Aboriginals
(Entre les lacs Ontario et Érié, 7 décembre 1792.)

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Granting of land ceded from Mississauga Indians to Loyalist Six Nations Mohawks
(Baie de Quinte, 1er avril 1793)

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Mohawk War Chiefs and Principle Women give up reserve land to Nancy and Mary Margaret Kerr
(Réserve des Six nations de Grande-Rivière, 1796.)

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Aborignals give right to Capt. Thomas McKee to build road on reserve land
(La réserve de Huron Church, 11 septembre 1800.)

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Mohawks give up land to Church of England for Protestant church building and burial ground
(Baie de Quinte, 20 janvier 1836.)

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Map of the Indenture at Carrying Place, Ont., with Aboriginal Signatures

 
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Le traité de Jay, 1794

En théorie, le traité de Jay n'était pas un traité avec les autochtones, car il avait été signé entre le gouvernement britannique et les États-Unis. Par contre, il touchait les autochtones du Canada, en particulier ceux des Six-Nations.

Après la Révolution américaine, les autochtones des nouveaux États américains ont commencé à se faire repousser plus à l'ouest par les colons blancs. Les Britanniques ont aussi continué à envoyer des soldats dans les garnisons de l'ouest. Des expéditions de cavalerie américaines à l'intérieur de la vallée de l'Ohio au début des années 1790 ont fait face à une vive résistance et à des conflits avec les autochtones, lesquels ont abouti, en 1794, à la bataille de Fallen Timbers. Les autochtones ont perdu cette bataille près de la ville actuelle de Toledo, Ohio, avec le résultat final que la colonisation blanche a effectué une nouvelle percée vers l'ouest.

Afin de prévenir la guerre avec les États-Unis au sujet des droits territoriaux autochtones et la création d'un État « tampon » entre les colons et les autochtones, la Grande-Bretagne a négocié une entente de paix. Ils ont consenti à retirer tous les officiers de la Couronne de leurs postes au sud des Grands Lacs avant juin 1796. En retour, les Britanniques ont obtenu la permission pour les autochtones de traverser librement la frontière canado-américaine.

Ceci fut fait en partie par souci pour les alliés autochtones, mais aussi pour s'assurer que le commerce des fourrures puisse continuer - car les marchands de Montréal comptaient sur les fourrures apportées par les autochtones du nord de la vallée du Mississippi.

Au cours des derniers temps, le gouvernement américain a considéré le traité de Jay comme une entente qui accorde à ceux qui possèdent le statut d'Indien le droit de travailler et de vivre librement au-delà de la frontière. Mais le gouvernement canadien ne l'entend pas ainsi. Cette différence d'opinion légale a souvent été contestée devant les tribunaux par les tribus des Six-Nations, dont les terres ancestrales sont divisées en deux par la frontière canado-américaine.

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Le traité de Jay, 1794 [bilingue]

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Le saviez-vous ?

Lorsque le traité de Jay fut signé, les Français furent vexés qu'il permettait aux Britanniques de confisquer des marchandises françaises à bord des vaisseaux américains. Les Français ont rappelé leur ministre des États-Unis et ont commencé à saisir des vaisseaux américains voguant sur l'Atlantique.

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