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Cette
période fut décisive dans l'histoire des autochtones
du Canada. Bien que les traités Williams aient remédié à
plusieurs erreurs dans les ententes de cessions
de terres dont certaines remontaient aux années 1700, ces traités
avaient un prix : les autochtones allaient perdre complètement leurs droits
de chasse et de pêche sur les terres cédées. Qui plus est,
certaines provinces de l'Ouest ont reçu de nouveaux pouvoirs pour gouverner
les territoires de chasse et de pêche. C'est toutefois au cours de cette
même période que les autochtones ont commencé à montrer
ce dont ils étaient capables en organisant des mouvements de protestations. Sujets
abordés dans cette section :
Les traités de Williams, 1923
L'interdiction des pow-wows, 1925
Les ententes provinciales de transferts territoriaux,
1930 Les mouvements de protestations autochtones
Autres liens intéressants ou importants
Les traités de Williams,
1923

Région des traités de Williams
À la fin de 1923, des
traités furent signés concernant les revendications territoriales
autochtones demeurées en suspens dans le sud et le centre de l'Ontario.
Les traités visaient quelque 28 000 kilomètres carrés de
territoire. Certaines régions avaient été illégalement
saisies avant la fin des années 1700 par le biais de traités laissés
en blanc - c'est-à-dire, des traités où les autochtones n'avaient
rien signé d'autres qu'une feuille de papier blanc. Comme dans les
traités numérotés
qui ont précédé les traités Williams, les autochtones
ont reçu de l'argent en échange de la cession officielle de ces
terres. Mais ils ont perdu leurs droits de chasser, de pêcher ou de piéger
sur tout le territoire cédé. Les plus grandes craintes de beaucoup
d'autochtones de l'Ouest s'étaient finalement réalisées :
le gouvernement semblait dire clairement qu'il n'était pas intéressé
à protéger leur mode de vie.
L'interdiction des pow-wows, 1925

Droit d'auteur/Source
Deux ans après les traités Williams,
le gouvernement fédéral a décidé d'interdire d'autres
cérémonies culturelles autochtones, dont les pow-wows, les loges
à sudation et les danses du soleil en utilisant la Loi
sur les Indiens. Ces cérémonies sont alors passées
dans la clandestinité et furent tenues en secret jusqu'en 1951, quand l'interdiction
fut levée. Les ententes provinciales
de transferts territoriaux, 1930 De nouvelles ententes ont accordé
à l'Alberta, à la Saskatchewan et au Manitoba le droit d'exercer
plus de contrôle sur leurs ressources naturelles. Encore une fois, les autochtones
de ces provinces ne furent pas consultés. Ils se mirent très en
colère, car ces ententes permettaient aux gouvernements provinciaux de
la plus grande partie de l'Ouest canadien de réduire les droits de pêche,
de chasse et de piégeage sur les terres de la Couronne
si nécessaire. La Colombie-Britannique, l'Ontario, le Québec,
le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse avaient déjà,
quant à eux, le contrôle constitutionnel de leur territoire et de
leurs ressources naturelles en vertu de l'article
109 de l'Acte de l'Amérique
du Nord britannique.
Les mouvements de protestations
autochtones 
Droit d'auteur/Source
Les premières protestations politiques
autochtones sérieuses ont eu lieu dès le début des années
1910, quand une délégation indienne des Prairies s'est rendue à
Ottawa pour protester contre le non-respect des promesses citées dans les
traités numérotés. Mais le mouvement a vraiment pris de l'ampleur
au cours des années 1920 et 1930, attisé par le non-respect des
promesses incluses dans les traités et l'introduction de nouvelles lois
qui allaient à l'encontre de ces promesses. La plus vive agitation venait
des autochtones de la région visée par le traité numéro
6 en Alberta et en Saskatchewan. La Ligue des Indiens du Canada fut
établie au début des années 1920, et fut éventuellement
suivie de la création d'au moins deux autres organisations provinciales
: l'Association des Indiens de l'Alberta en 1939 et la Fédération
des Indiens de la Saskatchewan en 1944. Ces groupes sont allés jusqu'à
présenter leur cause devant un comité conjoint du Sénat
et de la Chambre des communes
chargé d'étudier, entre 1946 et 1948, les changements devant être
apportés à la Loi
sur les Indiens. (Ces changements devaient être faits car le Canada
anticipait de signer la Déclaration universelle des droits de l'homme
adoptée par les Nations Unies en 1948 et, par conséquent, le gouvernement
se voyait forcé de repenser sa manière de traiter les autochtones.)
Autres
liens intéressants ou importants |