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Après
avoir obtenu des terres des autochtones
vivant dans les Prairies durant les années 1870, le gouvernement fédéral
était, pour le moment, satisfait. Au cours des années 1880 et 1890,
les missionnaires catholiques de la région ont supplié le gouvernement
de signer des traités avec les autochtones menacés par la maladie
et la famine dans le Nord canadien, mais le gouvernement se contenta de donner
un peu d'argent. Ils avaient leurs raisons : premièrement, les ressources
du gouvernement étaient limitées et il ne voulait pas qu'on le voit
dévier de grosses sommes d'argent destinées aux Européens
pour les donner aux autochtones. Deuxièmement, le paysage rugueux du nord
ne semblait pas très attrayant pour la colonisation canado-européenne. Un
événement allait cependant modifier ces vues : la ruée vers
l'or du Klondike. Soudainement, le sol abondait en ressources minières
et attirait les prospecteurs d'or qui formèrent de nouvelles colonies.
Avec la découverte de l'or dans le Yukon en 1896, le gouvernement s'est
enfin mis à reconsidérer la signature de nouveaux traités
avec les autochtones du nord.
Sujets abordés dans cette section
:Les traités numéros 8 à 11, 1899
- 1921 Le Traité sur les oiseaux migrateurs,
1916
Les traités numéros
8 à 11, 1899 - 1921

Traités numérotés 8-11
Les traités 8 à
11 furent signés sur une période de deux décennies. Le traité
numéro 8 a été signé en 1899 pour permettre au
gouvernement fédéral d'acquérir des terres autochtones situées
au nord de celles du traité numéro 6 (qui se trouvent actuellement
dans le nord de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan et le
centre-sud des Territoires du Nord-Ouest). Le traité numéro
9 a été signé en 1905 et 1906, et concernait des territoires
situés dans le nord de l'Ontario. Le traité numéro 10
fut signé en 1906 et a vu des contrats de cession de terres dans le nord
de l'Alberta. Le traité numéro 11 a été signé
en 1921 et concernait des terres situées dans les Territoires du Nord-Ouest
et dans le Yukon. Ces traités comportaient tous beaucoup de similitudes
entre eux et avec la plupart des traités
numérotés antérieurs. Cependant, le traité
numéro 8 a introduit un nouveau concept avec la création de
petites réserves familiales pour des familles individuelles. Ceci avait
pour but de répondre aux besoins de petites bandes regroupées comme
celles des Cris des bois
et des tribus dénées qui habitaient cette région.
| Pour plus d'information sur les clauses
contenues dans ces traités, veuillez consulter la section Contenu des
Traités numérotés sous la rubrique Événements
et sujets spécifiques. | Malgré le fait
que les autochtones du Nord éprouvaient des difficultés à
se débrouiller, le gouvernement a appris, en 1898, que certaines bandes
étaient peu disposées à signer le traité numéro
8. Ces bandes ne voulaient pas vivre sur des réserves
comme leurs contreparties du Sud, et ils avaient peur que la signature du traité
n'entraîne la destruction de leur mode de vie.

Droit d'auteur/Source
Quelques membres de ces tribus ont exprimé
leurs inquiétudes au sujet du caractère perpétuel de ces
traités, et presque tous sont demeurés méfiants envers le
gouvernement qui, dans le passée, avait tendance à ne pas toujours
tenir parole. Les autochtones du Nord ont examiné de près l'échec
des tentatives visant à transformer les autochtones des Prairies en des
pionniers agriculteurs semblables aux Européens. Beaucoup d'autochtones
vivant sur les réserves dans les Prairies souffraient de la pauvreté
et de la faim. Par conséquent, il y avait maintenant un scepticisme
croissant à l'effet que le gouvernement réduirait éventuellement
les droits de pêche et de chasse des autochtones, puisque le territoire
consacré à ces activités se trouvait diminué de beaucoup
avec ces derniers traités numérotés. Le gouvernement n'a
jamais cessé de réfuter ces allégations tout au cours des
négociations des traités numérotés et, dans le but
d'apaiser cette peur, a alloué de plus fortes sommes d'argent pour acheter
de la ficelle servant à la fabrication des filets de pêche et des
munitions. Par ailleurs, les traités précédents prévoyaient
que le gouvernement effectuerait le recensement de tous les autochtones vivant
sur les réserves, afin de leur payer annuellement une somme globale d'argent.
Mais, à ce moment, le gouvernement ne savait plus combien il y avait d'autochtones.
Même encore aujourd'hui, nous ignorons le chiffre précis
du nombre d'autochtones vivant au Canada en raison de la pauvre qualité
des recensements effectués à la fin du XIXe siècle. Toutes
ces choses pesaient lourdement dans l'esprit de beaucoup d'autochtones qui ont
témoigné de la prudence et de la nervosité lorsqu'ils ont
consenti à signer les traités numéros 8 à 11.

| À l'aube du XXe siècle,
le gouvernement fédéral consacrait environ les trois-quarts de ses
fonds réservés aux autochtones à ceux vivant sur les Prairies,
quoique ceux-ci ne composaient qu'environ un quart de la population totale des
autochtones du Canada. | | |
| Pour plus d'information sur les traités
numérotés, visitez les sites : | 
Droit d'auteur/Source
Le Traité
sur les oiseaux migrateurs, 1916 Si les autochtones qui ont
signé les traités numérotés étaient en droit
d'éprouver de la nervosité au sujet de la possibilité de
perdre leurs droits de chasse, de trappe et de pêche, le Traité
sur les oiseaux migrateurs, signé en 1916 entre le Canada et les États-Unis,
allait causer encore plus d'inquiétude. Il visait la protection des oiseaux
migrateurs entre les deux pays et défendait la chasse des certaines espèces
menacées d'extinction. Ce traité fut signé sans consulter
les autochtones, même s'il plaçait des restrictions sur leurs droits
de chasse. Ce traité n'était qu'un présage de la perte de
leurs droits de chasse et de pêche à venir dans les traité
de Williams en 1923. |