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Aujourd'hui encore, il subsiste beaucoup de controverse au sujet
des rébellions dans le Haut et le Bas-Canada en 1837 et 1838.
Ont-flles contribué à l'obtention du gouvernement
responsable ou ont-flles ralenti ce processus? Les rebelles étaient-ils
des héros ou des démagogues? Cette page portera sur
le contexte historique de ces événements et vous permettra
de lire certaines sources primaires pour vous permettre de forger
votre propre opinion.
Bas-Canada
Haut-Canada
Le rapport Durham
Bibliographie
Sujets connexes :
Gouvernement responsable
Histoire constitutionnelle
du Canada
Les rébellions du Bas-Canada
Historique
Après l'adoption de l'Acte
constitutionnel de 1791, le Haut-Canada et le Bas-Canada
étaient gouvernés par une Chambre
d'assemblée élue et un Conseil
législatif nommé. Ces Conseils législatifs,
responsables seulement devant le gouverneur, étaient contrôlés
par un groupe d'élite dans les deux provinces. Dans le Bas-Canada,
ses détracteurs appelaient ce groupe la Clique
du Château.
Les souhaits du Conseil législatif entraient souvent en
conflit avec ceux de l'Assemblée. Trois questions constituaient
le noyau de ces conflits :
- Le contrôle des recettes et des dépenses.
- Un exécutif qui n'était pas responsable devant
l'Assemblée élue.
- Le contrôle de la fonction publique provinciale.
Le Conseil législatif détenait un plus grand pouvoir
et ignorait souvent les lois de l'Assemblée. L'Assemblée
rendait la pareille en refusant souvent de financer les projets
du Conseil.
Nationalisme grandissant
En outre, il y avait reprise du nationalisme après la guerre
de 1812. Ce nationalisme a pris deux formes. D'une part, les
Canadiens d'ascendance britannique se ralliaient contre la menace
perçue des États-Unis.
D'autre part, les Canadiens français étaient dirigés
par Louis-Joseph
Papineau et le Parti
canadien (rebaptisé Parti patriote en 1826) pour promouvoir
leur culture, leurs droits et leurs intérêts. Ce mouvement
est devenu de plus en plus radical, jusqu'à ce qu'il se scinde
au début des années 1830. Louis-Hippolyte
LaFontaine est devenu le chef de la faction modérée
alors que Papineau est resté à la tête des radicaux.
En 1834, les radicaux ont fait connaître leurs demandes dans
les Quatre-vingt-douze résolutions.

Droit d'auteur/Source
Causes
À la fin de 1837, un certain nombre de facteurs ont poussé
le Bas-Canada à une insurrection armée :
-
Le déclin de l'économie internationale des années
1830.
-
Les mauvaises récoltes de certaines parties du Bas-Canada
en 1837, qui ont laissé beaucoup de fermiers au bord
de la famine.
-
L'augmentation de l'immigration en provenance des îles
britanniques.
-
Une épidémie de choléra
amenée par les immigrants.
Ces facteurs ont exacerbé les divisions ethniques et sociales
dans la province et ont provoqué une série de conflits.
L'Assemblée a refusé d'approuver tout projet de loi
de finances, ce qui a stoppé tous les travaux
publics et paralysé le gouvernement.
Déclencheurs
En mars 1837, les résolutions Russell ont rejeté toutes
les principales demandes des Patriotes.
Les Patriotes ont commencé à boycotter les marchandises
britanniques et à organiser des rassemblements. On a entrepris
les préparations pour une insurrection armée. Le 16
novembre 1837, le gouvernement a tenté d'arrêter les
chefs du Parti patriote. Les chefs ont fui vers la campagne et la
rébellion a débuté.
Combats
La majeure partie de la lutte a eu lieu lors de trois batailles
principales : la bataille de St-Denis (qui a été gagnée
par les rebelles), la bataille de St-Charles et la bataille de St-fustache
(toutes deux remportées par les forces britanniques). Parce
que le gouvernement avait prévu l'insurrection et amené
des troupes dans la province, la rébellion a été
rapidement écrasée. Papineau et d'autres chefs nationalistes
se sont réfugiés aux États-Unis.
Beaucoup des rebelles qui ont fui ont trouvé un appui là-bas.
En novembre 1838, ils sont revenus au Bas-Canada avec l'espoir de
déclencher un soulèvement de masse. Encore une fois,
ils ont été rapidement neutralisés.
Suites
Le clergé catholique romain et les modérés
de la province s'étaient toujours opposés à
la violence. Combiné à la réaction vigoureuse
des forces britanniques, le nationalisme militant a été
en grande partie éliminé dans le Bas-Canada.
Malgré cela toutefois, la violence et la destruction causées
par les forces britanniques et les volontaires locaux dans la suppression
des rébellions en ont plus tard poussé plusieurs à
demander une indemnisation pour leurs pertes. Ces demandes ont à
leur tour donné naissance au Bill des pertes de la rébellion
de 1849. Ce projet de loi était très controversé
parce que les Tories croyaient que des anciens rebelles obtiendraient
des fonds. Le projet de loi a toutefois été adopté,
prouvant que le gouvernement responsable était enfin une
réalité dans la province du Canada.
En outre, le rapport
Durham, avec ses accents fortement racistes, est demeuré
une source de ressentiment depuis lors.
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Pour en apprendre davantage sur les rébellions
de 1837 et de 1838 :
|
La rébellion du Haut-Canada

Droit d'auteur/Source
Historique
Après l'adoption de l'Acte
constitutionnel de 1791, le Haut-Canada et le Bas-Canada
étaient gouvernés par une Chambre
d'assemblée élue et un Conseil
législatif nommé. Ces Conseils législatifs,
responsables seulement devant le gouverneur, étaient contrôlés
par un groupe d'élite dans les deux provinces. Dans le Haut-Canada,
ses détracteurs appelaient ce groupe le Pacte
de famille.
Le mouvement réformiste
Né des tensions sociales et économiques après
la guerre de 1812,
le mouvement
réformiste a commencé à contester la dominance
de l'Église anglicane et du Pacte de famille. Comme au Bas-Canada,
le mouvement comptait ses factions. Les réformistes modérés
étaient menés par Robert
Baldwin et réclamaient le gouvernement responsable; les
réformistes radicaux voulaient bâtir une société
et une économie modelées celles des États-Unis.
William Lyon
Mackenzie dirigeait la faction la plus extrémiste.
Causes
Plusieurs questions étaient au cur du ressentiment
dans la colonie :
-
Le contrôle du Conseil sur les recettes et les dépenses.
-
Un exécutif qui n'était pas responsable devant
l'Assemblée élue.
-
Le contrôle du Conseil sur la fonction publique provinciale.
-
Le contrôle du Conseil sur les réserves
du clergé dans la province.
-
Les politiques du Conseil quant aux concessions de terres.
Il y avait en outre d'autres facteurs :
- Le déclin de l'économie internationale des années
1830.
- Les mauvaises récoltes généralisées
dans le Haut-Canada en 1837.
Déclencheurs
Afin d'amener l'Assemblée à appuyer son gouvernement,
le lieutenant-gouverneur Sir
Francis Bond Head est intervenu directement dans les élections
de 1836. Il a réussi à obtenir une majorité
conservatrice.
Cette interférence a convaincu Mackenzie qu'une insurrection
armée était la dernière solution possible.
L'occasion s'est présentée lorsque Head a retiré
toutes les forces britanniques de la province pour réprimer
la rébellion au Bas-Canada.
Combats
Entre le 5 et le 8 décembre, un groupe d'environ 1 000 rebelles
s'est rassemblé à la taverne Montgomery's à
York (Toronto). Cette milice loyaliste a rapidement remporté
les premières petites escarmouches dans la ville. Beaucoup
de rebelles ont cherché refuge aux États-Unis, et
certains ont continué d'attaquer de là-bas en 1838.
Cet effort a également été déjoué
par les forces britanniques. Mackenzie a fui aux États-Unis
où il est demeuré en exil jusqu'en 1849.
Suites
Le pouvoir du Pacte de famille s'est grandement accru avec la rébellion
dans le Haut-Canada et la peur qu'elle a engendrée. Cet effet
a été de courte durée puisque les modérés
ont rapidement pris de l'importance. Le
rapport Durham a été accueilli avec enthousiasme
par les réformistes, même si ses recommandations concernant
le gouvernement responsable n'ont pas été mises en
uvre avant 1848.
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Pour en apprendre davantage sur les rébellions
de 1837 et de 1838 :
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Le rapport Durham
Les rébellions ont précipité la création
d'une commission royale pour enquêter sur les dissensions
entre factions dans les Canadas. Dirigée par Lord
Durham, cette commission a donné lieu au Report on
the affairs of British North America (souvent appelé
le rapport Durham).
Le rapport formulait un certain nombre de recommandations controversées
:
- L'union du Haut-Canada et du Bas-Canada.
- Le gouvernement
responsable, dominé par les habitants anglais des Canadas.
- Le contrôle colonial des affaires intérieures
(mais de façon très limitée).
- L'assimilation de la population francophone.
La recommandation d'une union des Canadas a été adoptée
dans l'Acte
d'Union de 1840, jetant les bases d'une nouvelle vague
de changements qui conduiront à la Confédération
en 1867.
Bibliographie
Buckner, P.A. Rébellions de 1837. L'Encyclopédie
canadienne. Fondation Historica du Canada, 2000. (En ligne :
<http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?TCE_Version=A>,
consultée le 8 novembre 2002).
Creighton, Donald. The empire of the St. Lawrence. Toronto:
The MacMillan Company of Canada Limited, 1956.
Francis, R. Douglas Richard Jones and Donald B. Smith. Origins:
Canadian history to confederation. Toronto: Harcourt Brace
& Company Canada Inc, 1992.
Ouellet, Fernand. The Insurrections. Readings in Canadian History:
Pre-Confederation. Eds. R. Douglas Francis and Donald B. Smith.
Toronto: Harcourt Brace & Company, 1994, 330-344.
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