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Aquarelle : Les Insurgés, à Beauharnois, Bas-Canada, 1838 - NAC/ANC C-013392
Droit d'auteur/Source

Les rébellions de 1837 et de 1838

Aujourd'hui encore, il subsiste beaucoup de controverse au sujet des rébellions dans le Haut et le Bas-Canada en 1837 et 1838. Ont-flles contribué à l'obtention du gouvernement responsable ou ont-flles ralenti ce processus? Les rebelles étaient-ils des héros ou des démagogues? Cette page portera sur le contexte historique de ces événements et vous permettra de lire certaines sources primaires pour vous permettre de forger votre propre opinion.

Bas-Canada

Haut-Canada

Le rapport Durham
Bibliographie

Sujets connexes :

Gouvernement responsable
Histoire constitutionnelle du Canada

Les rébellions du Bas-Canada

Aquarelle : Une vue de la ville de Québec, 1838 - NAC/ANC C-000516
Droit d'auteur/Source

Historique
Après l'adoption de l'Acte constitutionnel de 1791, le Haut-Canada et le Bas-Canada étaient gouvernés par une Chambre d'assemblée élue et un Conseil législatif nommé. Ces Conseils législatifs, responsables seulement devant le gouverneur, étaient contrôlés par un groupe d'élite dans les deux provinces. Dans le Bas-Canada, ses détracteurs appelaient ce groupe la Clique du Château.

Les souhaits du Conseil législatif entraient souvent en conflit avec ceux de l'Assemblée. Trois questions constituaient le noyau de ces conflits :

  • Le contrôle des recettes et des dépenses.

  • Un exécutif qui n'était pas responsable devant l'Assemblée élue.

  • Le contrôle de la fonction publique provinciale.

Le Conseil législatif détenait un plus grand pouvoir et ignorait souvent les lois de l'Assemblée. L'Assemblée rendait la pareille en refusant souvent de financer les projets du Conseil.

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Craig à CastleReagh, 5 juin, 1809
(Craig discute des difficultés liées au contrôle de l'Assemblée législative du Bas-Canada.)

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Craig à Liverpool, 30 mars, 1810
(Craig envisage de dissoudre l'Assemblée.)

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Craig à Liverpool, 1 mai, 1810
(Craig recommande de suspendre la constitution et de réunir les Canadas.)

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Murray à Kempt, 29 septembre, 1828
(Instructions à l'intention du nouveau lieutenant-gouverneur; il peut éprouver des problèmes.)

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Nationalisme grandissant
En outre, il y avait reprise du nationalisme après la guerre de 1812. Ce nationalisme a pris deux formes. D'une part, les Canadiens d'ascendance britannique se ralliaient contre la menace perçue des États-Unis.

D'autre part, les Canadiens français étaient dirigés par Louis-Joseph Papineau et le Parti canadien (rebaptisé Parti patriote en 1826) pour promouvoir leur culture, leurs droits et leurs intérêts. Ce mouvement est devenu de plus en plus radical, jusqu'à ce qu'il se scinde au début des années 1830. Louis-Hippolyte LaFontaine est devenu le chef de la faction modérée alors que Papineau est resté à la tête des radicaux. En 1834, les radicaux ont fait connaître leurs demandes dans les Quatre-vingt-douze résolutions.

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The Ninety-two Resolutions, 21 February, 1834
(Exigences de Papineau et de ses collègues à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada.)

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Aquarelle : Papineau s'adressant à une foule - NAC/ANC C-073725
Droit d'auteur/Source

Causes
À la fin de 1837, un certain nombre de facteurs ont poussé le Bas-Canada à une insurrection armée :

  • Le déclin de l'économie internationale des années 1830.

  • Les mauvaises récoltes de certaines parties du Bas-Canada en 1837, qui ont laissé beaucoup de fermiers au bord de la famine.

  • L'augmentation de l'immigration en provenance des îles britanniques.

  • Une épidémie de choléra amenée par les immigrants.

Ces facteurs ont exacerbé les divisions ethniques et sociales dans la province et ont provoqué une série de conflits. L'Assemblée a refusé d'approuver tout projet de loi de finances, ce qui a stoppé tous les travaux publics et paralysé le gouvernement.

Déclencheurs
En mars 1837, les résolutions Russell ont rejeté toutes les principales demandes des Patriotes. Les Patriotes ont commencé à boycotter les marchandises britanniques et à organiser des rassemblements. On a entrepris les préparations pour une insurrection armée. Le 16 novembre 1837, le gouvernement a tenté d'arrêter les chefs du Parti patriote. Les chefs ont fui vers la campagne et la rébellion a débuté.

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Lord Jmhn Russell's Ten Resolutions, March 6, 1837
(Raisons pour lesquelles le Conseil législatif ne peut pas être électif.)

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Lithographe : Vue arrière de l'église de Saint-fustache et la dispersion des insurgés, 1837 - NAC/ANC C-000396
Droit d'auteur/Source

Combats
La majeure partie de la lutte a eu lieu lors de trois batailles principales : la bataille de St-Denis (qui a été gagnée par les rebelles), la bataille de St-Charles et la bataille de St-fustache (toutes deux remportées par les forces britanniques). Parce que le gouvernement avait prévu l'insurrection et amené des troupes dans la province, la rébellion a été rapidement écrasée. Papineau et d'autres chefs nationalistes se sont réfugiés aux États-Unis.

Beaucoup des rebelles qui ont fui ont trouvé un appui là-bas. En novembre 1838, ils sont revenus au Bas-Canada avec l'espoir de déclencher un soulèvement de masse. Encore une fois, ils ont été rapidement neutralisés.

Suites
Le clergé catholique romain et les modérés de la province s'étaient toujours opposés à la violence. Combiné à la réaction vigoureuse des forces britanniques, le nationalisme militant a été en grande partie éliminé dans le Bas-Canada.

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Right. Hon. John C. Poulett Thompson to Lord John Russell, 31st October., 1839
(Description de l'état d'esprit des gens du Bas-Canada après la rébellion.)

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Malgré cela toutefois, la violence et la destruction causées par les forces britanniques et les volontaires locaux dans la suppression des rébellions en ont plus tard poussé plusieurs à demander une indemnisation pour leurs pertes. Ces demandes ont à leur tour donné naissance au Bill des pertes de la rébellion de 1849. Ce projet de loi était très controversé parce que les Tories croyaient que des anciens rebelles obtiendraient des fonds. Le projet de loi a toutefois été adopté, prouvant que le gouvernement responsable était enfin une réalité dans la province du Canada.

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Rebellion Losses Bill, 1849

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En outre, le rapport Durham, avec ses accents fortement racistes, est demeuré une source de ressentiment depuis lors.

Pour en apprendre davantage sur les rébellions de 1837 et de 1838 :

La rébellion du Haut-Canada

Peinture : William Lyon Mackenzie - NAC/ANC C-011095
Droit d'auteur/Source

Historique
Après l'adoption de l'Acte constitutionnel de 1791, le Haut-Canada et le Bas-Canada étaient gouvernés par une Chambre d'assemblée élue et un Conseil législatif nommé. Ces Conseils législatifs, responsables seulement devant le gouverneur, étaient contrôlés par un groupe d'élite dans les deux provinces. Dans le Haut-Canada, ses détracteurs appelaient ce groupe le Pacte de famille.

Le mouvement réformiste
Né des tensions sociales et économiques après la guerre de 1812, le mouvement réformiste a commencé à contester la dominance de l'Église anglicane et du Pacte de famille. Comme au Bas-Canada, le mouvement comptait ses factions. Les réformistes modérés étaient menés par Robert Baldwin et réclamaient le gouvernement responsable; les réformistes radicaux voulaient bâtir une société et une économie modelées celles des États-Unis. William Lyon Mackenzie dirigeait la faction la plus extrémiste.

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First report on the state of the representation of the people of Upper Canada …, 16th March, 1831
(Notes sur l'effet négatif d'une " représentation imparfaite ".)

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Proceedings… on the affairs of the colony, 1836
(Mackenzie souligne certaines préoccupations de la Chambre d'assemblée du Haut-Canada.)

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Causes
Plusieurs questions étaient au cœur du ressentiment dans la colonie :

  • Le contrôle du Conseil sur les recettes et les dépenses.

  • Un exécutif qui n'était pas responsable devant l'Assemblée élue.

  • Le contrôle du Conseil sur la fonction publique provinciale.

  • Le contrôle du Conseil sur les réserves du clergé dans la province.

  • Les politiques du Conseil quant aux concessions de terres.

Il y avait en outre d'autres facteurs :

  • Le déclin de l'économie internationale des années 1830.

  • Les mauvaises récoltes généralisées dans le Haut-Canada en 1837.

Déclencheurs
Afin d'amener l'Assemblée à appuyer son gouvernement, le lieutenant-gouverneur Sir Francis Bond Head est intervenu directement dans les élections de 1836. Il a réussi à obtenir une majorité conservatrice.

Cette interférence a convaincu Mackenzie qu'une insurrection armée était la dernière solution possible. L'occasion s'est présentée lorsque Head a retiré toutes les forces britanniques de la province pour réprimer la rébellion au Bas-Canada.

Lithographie : Attaque et défaite des rebelles de Dickinson Landing, Haut-Canada, 1838 - NAC/ANC C-001032
Droit d'auteur/Source

Combats
Entre le 5 et le 8 décembre, un groupe d'environ 1 000 rebelles s'est rassemblé à la taverne Montgomery's à York (Toronto). Cette milice loyaliste a rapidement remporté les premières petites escarmouches dans la ville. Beaucoup de rebelles ont cherché refuge aux États-Unis, et certains ont continué d'attaquer de là-bas en 1838. Cet effort a également été déjoué par les forces britanniques. Mackenzie a fui aux États-Unis où il est demeuré en exil jusqu'en 1849.

Suites
Le pouvoir du Pacte de famille s'est grandement accru avec la rébellion dans le Haut-Canada et la peur qu'elle a engendrée. Cet effet a été de courte durée puisque les modérés ont rapidement pris de l'importance. Le rapport Durham a été accueilli avec enthousiasme par les réformistes, même si ses recommandations concernant le gouvernement responsable n'ont pas été mises en œuvre avant 1848.

Pour en apprendre davantage sur les rébellions de 1837 et de 1838 :

Le rapport Durham

Dessin : Lord Durham - NAC/ANC C-121846
Droit d'auteur/Source

Les rébellions ont précipité la création d'une commission royale pour enquêter sur les dissensions entre factions dans les Canadas. Dirigée par Lord Durham, cette commission a donné lieu au Report on the affairs of British North America (souvent appelé le rapport Durham).

Le rapport formulait un certain nombre de recommandations controversées :

  • L'union du Haut-Canada et du Bas-Canada.

  • Le gouvernement responsable, dominé par les habitants anglais des Canadas.

  • Le contrôle colonial des affaires intérieures (mais de façon très limitée).

  • L'assimilation de la population francophone.

La recommandation d'une union des Canadas a été adoptée dans l'Acte d'Union de 1840, jetant les bases d'une nouvelle vague de changements qui conduiront à la Confédération en 1867.

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Instructions to Lord Durham from Lord Glenelg, 20 January, 1838

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Report on the affairs of British North America

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Act of Union, 1840

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Bibliographie

Buckner, P.A. Rébellions de 1837. L'Encyclopédie canadienne. Fondation Historica du Canada, 2000. (En ligne : <http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?TCE_Version=A>, consultée le 8 novembre 2002).

Creighton, Donald. The empire of the St. Lawrence. Toronto: The MacMillan Company of Canada Limited, 1956.

Francis, R. Douglas Richard Jones and Donald B. Smith. Origins: Canadian history to confederation. Toronto: Harcourt Brace & Company Canada Inc, 1992.

Ouellet, Fernand. The Insurrections. Readings in Canadian History: Pre-Confederation. Eds. R. Douglas Francis and Donald B. Smith. Toronto: Harcourt Brace & Company, 1994, 330-344.

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